Interview avec René Trösch, Président des Constructeurs de chars

René Trösch, la société des Constructeurs de chars de Bienne fêtent leurs 40 ans. En tant que président, es-tu fier, fatigué ou encore avide de nouveaux défis ?

Après 20 ans de présidence, je dirais plutôt fatigué… mais la relève est en vue.

Au fil des années, qu’a été le plus difficile : construire des idées ou respecter les règles ?

Les idées n’ont jamais vraiment posé problème — les cliques font preuve d’une grande créativité. En revanche, le respect des règles représente un véritable défi pour de nombreux constructeurs de chars.

Quel char aurait mérité une place au musée — et pourquoi ?

En principe, les chars de cortège n’ont pas leur place dans un musée. La plupart sont démontés après le Carnaval. Certains éléments de décor sont suspendus dans la halle de construction et peuvent être admirés lorsque l’on prend le temps de regarder autour de soi.

Qu’est-ce qui ne devra jamais changer dans la construction des chars, même si tout devient plus moderne ?

L’ambiance de l’ancienne halle, avec son bistrot, ne pourra pas être « déménagée » telle quelle en cas de transfert vers une nouvelle halle.


En une phrase : à quoi ressemblera la construction de chars biennoise dans dix ans ?

À l’avenir, les chars seront probablement moins imposants — nous sommes nous aussi confrontés au manque de relève. Il y aura davantage de petits groupes, des familles par exemple, à la recherche d’un lieu pour préparer le Carnaval de Bienne. À condition toutefois que la Ville de Bienne s’engage davantage pour préserver la structure de l’ancienne halle, avant qu’elle ne menace de s’effondrer…